Andrei Vieru, lauréat du Prix littéraire « Casanova » 2014

Andrei Vieru, pianiste de renom international et écrivain d’origine roumaine, a reçu le prix littéraire Casanova 2014, pour l’œuvre «Éloge de la vanité». La distinction, fondée par le mécène français Pierre Cardin, est décernée chaque année à un auteur européen qui écrit en français.  Andrei Vieru se trouve en bonne compagnie en tant que lauréat du Prix Casanova. Par exemple, en 2013 l’auteur russe Andreï Makine a reçu le même prix.

Le jury cette année a été composé de Thierry Clermont, René de Obaldia, Jean-Marie Rouart, Anne de Lacretelle, Eve Ruggieri, Pierre Leroy, Eric Ollivier, Maurizio Serra et Metin Arditit.

Andrei Vieru est né à Bucarest dans une famille de musiciens : son père est le compositeur roumain Anatol Vieru et sa mère, la musicologue russe Nina Vieru. Andrei Vieru vie et créée en France depuis 1988.

Son livre, ”Eloge de la vanité” (Grasset, 320 p., 20 euros), a été fortement applaudi par le public. Un essai sur la condition d’artiste dans le monde contemporain, l’Eloge de Vieru s’appuie sur de nombreux exemples puisés dans la musique, la littérature et ses souvenirs personnels. L’humour et une certaine tranquillité font le délice de ce livre. La presse le compare à La Rochefoucauld, Chamfort, Mme du Deffand et Cioran.

L’entière équipe de l’Institut Culturel Roumain est heureuse de féliciter Andrei Vieru pour son succès littéraire.

 

« Un tour d’horizon très bien mené sur la condition de l’artiste dans le monde contemporain. »

 

(Alice Dubois, Eloge de la vanité de Andrei Vieru: la vanité est-elle un mal?, toutelaculture.com)

 

« Le succès, même celui d’une partition ou d’une plume géniales, n’a la plupart du temps rien à voir avec le génie comme tel. Nous vivons à une époque où l’ouvrage n’importe que très peu; ce qui compte, ce ne sont pas les œuvres, mais les commentaires que leurs auteurs font sur elles. »

(Andrei Vieru, «Éloge de la vanité», Grasset, 320 p., 20 euros)

 

MAT

Un regard frais sur la Roumanie. Newsroum.fr

(c)Newsroum.Fr

(c)Newsroum.fr

« Vu de la France, la Roumanie, c’est beaucoup de clichés, d’amalgames, et souvent aussi, d’ignorance » c’est ainsi que les 22 étudiants en Master 2, journalisme de CELSA, commencent la description de leur projet, Newsroum.fr – Un autre visage de la Roumanie.

La Roumanie a été sélectionnée comme destination de leur voyage d’études cette année. Les 22 passionnés du journalisme ont atterri à Bucarest au mois de mai, ils ont installé leur QG chez radio RFI Roumanie, et ils ont scruté ce territoire d’un visage souvent méconnu en 2014.

Nous vous recommandons avec plaisir la lecture de leur blog : un regard frais et objectif sur l’actualité sociale, culturelle et politique roumaine. En 11 jours ils ont écrit une centaine d’articles dans quatre rubriques : « Roumanopolis », sur le quotidien des Roumains, « Made in Romania », sur l’économie, « Euromania » sur les relations internationales et « Showroum », l’endroit ou les reporters ont partagé leurs découvertes culturelles.

Un excellent travail, le site est à découvrir absolument : http://newsroum.fr

Votez la création philatélique roumaine « le plus beau timbre d’Europe ». Votez le tulnic

Romfilatelia, timbre competition EUROPA

La Société nationale philatélique roumaine, Romfilatelia participe au concours européen de créations philatéliques, 2014 EUROPA, organisé par PostEurop.

Jusqu’au 31 août 2014 les internautes peuvent voter « le plus beau timbre d’Europe ». Votez le timbre de la Roumanie au lien  suivant:

http://www.posteurop.org/europa2014  

Les créations en compétition cette année tournent autour du thème « Instruments de musique ». Les designers de Romfilatelia ont choisi le tulnic ou bucium, instrument traditionnel roumain utilisé par les bergers comme moyen de communication à distance. Le tulnic a ses origines dans la Dacie antique et a été historiquement utilisé comme instrument de communication dans les conflits armés. Le tulnic ressemble à un cor des alpes.

photo (c) www.xposure.ro

photo (c) www.xposure.ro

Sur le timbre roumain en compétition on retrouve la représentation du tulnic sur une fresque de la Monastère Voronet (région de Moldova).

Votez notre timbre : http://www.posteurop.org/europa2014  

Apprendre le Roumain. Témoignage d’un interprète au Parlement Européen

photo(c)O.Horvath 2010
photo (c) O. Horvath 2010

Tim travaille au « Babel Inc ». Une organisation créée pour réunir 28 nations et 24 langues avec des cultures plus ou moins similaires.  C’est le Babel démocratique, puisque la seule institution de cette architecture d’unification dont les membres sont élus directement par les 28 peuples. C’est le Parlement Européen. 

Tim est là pour aider les représentants de ces peuples communiquer entre eux. Lui et ses 349 collègues, interprètes permanents, font partie de l’armée du Parlement Européen,  le plus grand employeur d’interprètes dans le monde.

Tim est flamand. Né en Belgique, il parle déjà d’office le Hollandais et le Français. Comme la grande majorité des belges, il parle aussi l’Anglais. Mais Tim est, au Parlement Européen, la voix des eurodéputés roumains. Le Roumain est une passion.

Son doux accent du nord de la Roumanie trahit l’existence d’un lien personnel entre Tim et cette langue insulaire: puisque la Roumanie est une île de latin dans un océan slave.

Rep. : « Comment avez-vous commencé à vous intéresser à la langue roumaine? »

Tim : Etant interprète de profession, j’avais envie d’étudier une nouvelle langue et de préférence une langue de l’Europe centrale ou de l’Est. Je me sentais particulièrement attiré par le roumain en raison de son origine latine combinée aux influences slaves, hongrois et turque. Je me suis inscrit pour un cours de soir dans une école de langues en 2004 et depuis novembre 2009, je travaille en cabine avec le roumain, en le traduisant vers le néerlandais.

R : « Avez-vous suivi des cours de roumain en Roumanie ou à l’étranger? »

T : J’ai suivi trois ans de cours de soir  et deux ans de cours privés à Bruxelles. En plus, j’ai participé aux universités d’été organisées par les universités de Timisoara, Bucarest et Cluj Napoca.

R : « Qu’est ce que vous en pensez de cette expérience? »

T : Les cours d’été étaient sans aucun doute un enrichissement personnel en dehors de la simple pratique de la langue sur place. Le roumain a élargi mon horizon me permettant de connaître des personnes issues de différents pays européens et non-européens.

R : « Est-ce que la langue roumaine a change quelque chose dans votre vie personnelle ou professionnelle? »

T : Le roumain a beaucoup changé ma vie personnelle et professionnelle. Non seulement, je vis depuis 5 ans avec mon partenaire roumain, que j’ai connu grâce aux cours de soir, mais en plus, le roumain a rendu mon profil linguistique beaucoup plus intéressante en tant qu’interprète. Je travaille depuis 2010 pour les institutions européennes, où le roumain a donné plus de poids à ma combinaison linguistique.

L’Institut Culturel Roumain de Bucarest offre diverses opportunités pour apprendre le roumain. Suivez ce lien.

A Paris, l’Institut Roumain organise chaque année un cours de roumain. Plus de détails – ici. Inscriptions à partir de juillet.

Propos recueillis par O. Horvath

L’arrivée du printemps au 1, rue de l’Exposition, Paris

Galerie

Cette galerie contient 7 photos.

Jeudi, le 1er mars 2012. Les tulipes, les freesias et les jacinthes parfument les rues parisiennes. À l’Institut Culturel Roumain l’équipe et les volontaires organisent les derniers détails pour le marché de Mărțișor. Peu après 18h30, les premiers visiteurs apparaissent, … Lire la suite

« Toujours ensemble » de Anca Visdei

A voir

Dimanche après-midi. Il fait un froid de canard à Paris, et pourtant il fait bon dans la petite salle de spectacle du Théâtre de l’Opprimé. Des banquettes moelleuses, une salle intime, un décor minimaliste. La pièce peut commencer.

Ce qui m’a tout d’abord paru étrange – des actrices expriment en français des pensées, des sentiments sur un sujet aussi vif que la révolution roumaine de 1989 et les privations de liberté du régime de Ceausescu -, a rapidement su s’effacer grâce au jeu puissant des actrices et à l’excellente mise en scène.

Le texte d’Anca Visdei est puissant. Deux soeurs – l’une a 17 ans, l’autre 18, l’une est dramaturge et l’autre comédienne – décident de se séparer pour permettre à l’une d’entre elles d’écrire et de publier librement en Suisse; elles se promettent pourtant de rester toujours ensemble. Dix-huit ans de vies séparées s’écoulent, et le spectacteur vit avec les personnages ces vies brisées, grâce à un échange de lettres interposées. Alexandra, exilée en Suisse, décrit avec amertume le cycle infernal de l’adaptation dans un pays étranger. Ioana, restée en Roumanie, vit les privations quotidiennes du régime de Ceausescu. Pour pouvoir maintenir leur correspondance en-dehors de l’oeil vigilant de la censure, les deux soeurs adoptent un code secret : la police politique Securitate devient « tante Prudence », Ceausescu se prénomme « Albert »…

Malgré les hauts et les bas de leur relation à distance, les deux soeurs n’auront jamais été aussi proches qu’au moment de la Révolution, lorsqu’elles pourront enfin se retrouver et regagner leur intégrité. Alexandra se presse à l’aéroport de Lausanne : des files de roumains attendent comme elle. On lui dit que certains attendent une place sur un vol pour Bucarest depuis 3 jours. « Oui, mais moi c’est depuis dix-huit ans que j’attends ».

« Toujours Ensemble », au Théâtre de l’Opprimé, jusqu’au 5 février. Du mercredi au samedi à 20h30, Dimanche à 17h.

Texte : Anca Visdei // Mise en scène : Catherine Cohen// Avec : Sandrine Cohen et Anne Le Guernec

(CD)