Fernanda Romila et Dan Racoveanu, les organistes aux Nuits Baroques

« Pour nous l’essentiel est qu’une orgue célèbre comme celle de Saint-Eustache aide et sauve en même temps un autre orgue »

Fernada Romila et Dan Racoveanu, organistes roumains, arrivent à Paris pour soutenir un concert dédié à la restauration de l’orgue Charles Mutin de la Salle Byzantine.

La deuxième édition du festival Nuits Baroques au Palais de Béhague débute le 6 juin 2012 au Palais de Béhague, la petite Roumanie parisienne. Comme l’année dernière, l’Institut Roumain fait monter sur la même scène des artistes roumains et étrangères pour mettre en valeur cette magnifique Salle Byzantine.

Surtitré, « Passion. Voix Feminines », le festival ouvre cette année avec les concerts  Ruxandra Donose et Teodora Gheorghiu avec l’ensemble Pulcinella (le 6 et 7 juin). Les Nuits Baroques continuent le 8 juin dans une atmosphère chaleureuse de chant-piano, avec Viorica Cortez et Alina Pavalache. Ensuite, la Sale Byzantine sera inondée par la passionnante Tarantella, prestation de L’Arpeggiata avec le soliste Vincenzo Capezzuto et la danseuse Anna Dego (le 8 juin).

Pour sa dernière soirée, le 12 juin, l’église Saint-Eustache accueille le festival pour un concert d’orgue à quatre mains. Fernanda Romila et Dan Racoveanu joueront de la musique romantique allemande sur l’orgue Saint-Eustache.

Les bénéfices de ce concert seront reversés à la restauration de l’Orgue Charles Mutin de la Salle Byzantine. Même si cet instrument n’a pas servi depuis 60 ans à cause de la disparition du clavier, sa valeur est reconnue en tant que monument historique, et il peut être restauré pour un avenir plein d’extraordinaires représentations .

Fernanda et Dan se sont dédies au projet. Pour mieux les connaitre, nous vous invitons à les lire…

Qu’est ce que ce concert représente pour vous, ainsi que sa contribution à la restauration de l’orgue de la Salle Byzantine ?

C’était impressionant de voir le documentaire sur l’histoire du Palais de Behague realisé par Ruxandra Tuchel. Dans ce film, Simona Radulescu a presenté la Salle Byzantine et Marina Tchebourkina a parlé de l’orgue de Charles Mutin. Depuis ce moment nous sommes devenus persuadés de jouer pour le benefice de cette orgue. Pour nous l’essentiel est qu’une orgue célèbre comme celle de Saint-Eustache aide et sauve en meme temps un autre orgue! La restauration de cet instrument pourra augmenter l’intérêt culturel de cette salle de spectacle extraordinaire qui se trouve au sein du Palais de Béhague.

Avez-vous déjà joué à Paris auparavant ?

Fernanda: Grace à Jean-Pierre Menuge j’étais heureuse de jouer avec lui dans le cadre du Festival « Le Marais Chrétien » à l’Eglise des Billettes en 2005 et à l’Eglise St. Paul – St. Louis en 2010.

Connaissez-vous l’eglise Saint-Eustache et son orgue ?

Dan: Pendant des années j’ai écouté des concerts fabuleux à l’Eglise Saint-Eustache et j’ai toujours trouvé que l’orgue et son lieu constituent un tout qui est dans mon opinion le plus riche, généreux et intéressant parmi les orgues de Paris. Sans doute la personalité de Jean Guillou, qui a conçu l’ensemble des jeux, a mis son empreinte dans la qualité musicale de la facture realisée par Van den Heuvel.
Notre programme de musique romantique allemande trouve son instrument idéal!
C’est un privilège pour nous de jouer ici!

Quels sont vos plans artistiques futurs ?

En Novembre nous programmons une tournée en Allemagne avec ce même programme à quatre mains.

Dan: Je vais enseigner l’orgue et la basse continue, comme chaque été, dans le cadre des Ateliers de Musique Ancienne de Treport, organisés par Les Heures Musicales de la Vallée de la Bresle.

Fernanda: J’attends avec impatience un recital de clavecin, organisé par l’Association Sarabande à Arles, une ville que j’aime beaucoup, où j’ai eu le plaisir de jouer plusieurs fois. En décembre je retrouve en Allemagne l’orchestre baroque européene Le Chardon (Hajo Wienroth) avec laquelle je joue la musique d’un compositeur fabuleux mais presque inconnu, G. H. Stölzel, un très apprecié contemporain de Bach. Cette musique m’a beaucoup impressionée et j’ai voulu enormément la presenter aussi au public roumain. Grace au soutien de l’Institut Culturel Roumain de Bucarest, les oeuvres de Stölzel seront joués par l’orchestre baroque Le Chardon, en première audition en Roumanie, à l’Athenée Roumain en 2013.

Propos recueillis par: Irina Untea

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