L’arrivée du printemps au 1, rue de l’Exposition, Paris

Jeudi, le 1er mars 2012. Les tulipes, les freesias et les jacinthes parfument les rues parisiennes. À l’Institut Culturel Roumain l’équipe et les volontaires organisent les derniers détails pour le marché de Mărțișor. Peu après 18h30, les premiers visiteurs apparaissent, curieux et souriants. Un oeil sur l’exposition Transhumance (le beau décor de la Galerie) , l’autre sur les petits mărțișoare en céramique ou en verre. «Je suis si heureuse, j’ai pas vu un mărțișor depuis 28 ans, quand j’ai déménagé en France», témoigne une dame très sympathique.

Plus tard, la salle frémit de conversations et de la joie. La plupart de visiteurs sont Roumains… mais accompagnés par des Français, auxquels ils expliquent la signification du symbole de mărțișor, de la tresse rouge-blanche, des légendes liées au début du printemps (comme Baba Dochia…). L’atmosphère conviviale est renforcée par la dégustation des vins – blanc, rose ou rouge, chacun doit être consommé avec un certain type d’aliment et, surtout, dans un certain moment de la journée…

De dizaines de petites poupées (créées par Katalin Pozsony) ont trouvé leurs nouvelles propriétaires, de jeunes femmes enchantées de porter attachés sur leurs vêtements des perce-neige, des violettes ou des figurines représentant différentes régions de la Roumanie. Les mărțișoare peintes sur verre par Radu Dincă ont fait les visiteurs rêver aux histoires et aux paysages roumains tandis que les magnets de Claudiu Neagoe ont été réalisés pour embellir avec des fleurs ou des emblèmes nationales les maisons des participants au marché. Les figurines animalières et les bracelets de Ligia Cămîrzan ont apporté beaucoup de sourires et des «j’aime!», tout comme les porte-bonheur de Monica Pădureț.

 

Les mărțișoare achetés et attachés sur les chemises ou sur les robes, les vins dégustés… ça reste de visionner le film Loverboy de Cătălin Mitulescu. Un film d’amour, un film réflexif, un film qui nécessite une conversation après…  Conversation autour du cozonac roumain et d’un verre de vin, grâce à Chez Miha. La soirée du 1er mars a réduit la distance entre la Roumanie et la France, tout en révélant l’âme roumaine. Là, nous sommes préparés pour le printemps!

Raluca Petre-Sandor

Plus d’info sur la tradition du Martzishor :

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