Richard Galliano sur la Salle Byzantine du Palais de Béhague: « C’était vraiment une découverte ‘‘choc’’ pour moi »

Richard Galliano

L’Institut Culturel Roumain de Paris a eu l’honneur de présenter deux concerts avec la participation de Richard Galliano dans le cadre des festivals Nuits Classiques au Palais de Béhague et Tzig’n Jazz 2010. Lors du premier concert (Nuits Classiques au Palais de Béhague) Richard Galliano a eu l’amabilité de partager ses impressions:

Reporter : Monsieur Galliano, vous jouez pour la première fois dans la salle byzantine de l’Ambassade Roumaine de France. Comment avez-vous trouvé la salle ?

Richard Galliano : C’était vraiment une découverte ‘‘choc’’ pour moi. C’est une salle qui a beaucoup d’âme. Elle est très musicale et elle a gardé une très belle résonnance. Je la trouve idéale  pour la musique acoustique. Elle nous permet d’obtenir un très bon contact avec le public.

Salle Byzantine du Palais de Béhague

R : Etait-ce la première fois que vous jouez Les Danses Populaires Roumaines de Bartok ?

RG : Je connais les Danses Roumaines de Bartok depuis longtemps. J’ai eu l’occasion de les jouer avec plusieurs amis violonistes. La version accordéon-violon de ces Danses est très juste parce qu’elle est très proche de l’original. C’est quelque chose qui doit rester proche du folklore, de ‘‘la musique de la terre’’.

R : Cette musique trouve alors naturellement sa place, ici, à l’Ambassade Roumaine de Paris ?

RG : C’est une évidence de jouer cette musique ici. J’ai aussi aimé la programmation du spectacle. Passer ainsi de la musique de Bartok et ses influences folkloriques à Ravel et son blues. Après, il y a eu Martinu avec sa musique presque populaire. Même le bis que j’ai joué, à la fin, avec Sarah, « La valse à Margaux », était inspiré de notre folklore à nous. J’aime quand les musiques se rejoignent et quand on casse les frontières.

R : Vous avez joué avec beaucoup de passion le « Libertango » de Piazzolla. Est-ce aussi parce que vous l’avez connu personnellement ?

RG : J’ai eu la chance de connaître Astor Piazzola et d’être ami avec lui. Il m’a donné des conseils très importants qui ont contribué à ma réalisation. Cependant, je n’ai jamais essayé de le copier ou de l’imiter, même si je reconnais qu’il m’a beaucoup inspiré. Le « Libertango », je le joue à ma manière car c’est dans le titre ‘‘la liberté du tango’’. Tous ces genres de musiques : le tango, la musette, la danse folklorique, doivent être joués ainsi « Libertango » c’est-à-dire que l’on doit se les approprier. Je le joue dans presque tous mes concerts et depuis des années. C’est toujours ‘‘un poème’’ de rencontres.

R : Avez-vous ressenti une certaine alchimie en jouant avec Sarah Nemţanu ?

RG : C’était magnifique ce soir avec Sarah. C’est une musicienne de talent avec une grande musicalité et beaucoup de souplesse. J’aime jouer avec des musiciens comme ceux-là quand nous avons l’impression d’être connectés à la microseconde dans nos intentions, dans notre tempo. Ce fut vraiment une belle rencontre.

 

Interview réalisé par Daniel TINCU

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